Bonjour,
Aujourd’hui, nous allons évoquer les perspectives 2011. Avant cela, nous allons revenir un instant sur 2010. Nous avons constaté 3 phénomènes importants : 1/ la problématique de la dette souveraine en Europe avec la Grèce, l’Irlande, etc. C’est une situation qui va encore peser sur 2011. 2/ 2e point qui est en train de s’estomper, c’est la fragilité de l’économie américaine. On verra qu’il ya des signaux aujourd’hui beaucoup plus favorables 3/ 3e point qui va se maintenir en 2011, c’est le poids, l’importance des pays émergeants qui dans la reprise ont eu un rôle extrêmement fort et robuste.
Sur 2011, ce qu’on constate lorsqu’on interroge les chefs d’entreprise, c’est qu’aujourd’hui ils sont optimistes. Que l’on soit en Chine, aux Etats-Unis ou en Europe, les signaux en provenance des chefs d’entreprise sont très optimistes. A la fin 2009 et au début de l’année 2010, ces chefs d’entreprises étaient déjà optimistes mais ils étaient portés par des politiques budgétaires et monétaires très accommodantes. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas, les politiques budgétaires ne sont plus aussi accommodantes et l’amélioration que l’on perçoit est une amélioration endogène qui vient de la dynamique même de l’économie. Donc on a probablement une dynamique de croissance, une expansion plus autonome et probablement plus durable. C’est un facteur extrêmement positif pour 2011.
Néanmoins il ya un certain nombre de contraintes. On le voit aux Etats-Unis avec l’immobilier, l’emploi, l’endettement sont toujours des contraintes qui vont peser sur la croissance et la dynamique de l’activité mais c’est un phénomène qui ne pèsera pas durablement, qui n’empêchera pas la croissance de l’activité aux Etats-Unis. Par ailleurs, on voit bien en Europe, que cette problématique de dettes reste vraie mais on voit aussi que les européens, la Commission, les Français, les Allemands, discutent pour trouver une solution mutualisée à cette question de la dette européenne mais cet environnement européen un peu hétérogène va peser sur la croissance. Les attentes pour 2011 sont un peu moins fortes qu’aux Etats-Unis.
Et puis enfin l’évolution des problématiques d’inflation liés essentiellement aux prix des matières premières : le pétrole, les matières premières alimentaires. Ces deux facteurs vont jouer sur la première partie de l’année et vont avoir tendance à tirer les taux d’inflation vers le haut. Mais les banquiers centraux et les économistes considèrent que cette accélération de l’inflation ne sera que temporaire de la sorte que ni le FED aux Etats-Unis, ni la Banque Centrale européenne ne modifieront leurs taux d’intérêt et leur politique monétaire. En revanche dans les pays émergeants, notamment en Chine, on pourrait avoir des modifications, assez sensibles avec un changement de parité du yuan qui pourrait être assez sensible.
Dans ce cadre là, on voit des signaux beaucoup plus favorables pour l’ensemble des marchés financiers, une aversion au risque qui pourrait être moindre et qui pourrait donner une impulsion aux marchés financiers qui devraient être beaucoup plus positives que ces dernières années. En d’autres termes, on aura certainement de la volatilité mais l’orientation de la profitabilité des entreprises et la situation globale devraient permettre une amélioration des actifs risqués, des positions prises sur les actifs risqués en 2011. Ce qu’il faut retenir, c’est une meilleure orientation de la croissance, de l’activité globale qui se traduira par une situation beaucoup plus favorable sur les marchés financiers











