Depuis 2009, Assurances Banque Populaire Vie a commencé la désensibilisation de son portefeuille aux emprunts de certains états de l’Union Européenne et notamment de la Grèce. En effet, l’aggravation de la crise de la dette sur les pays d’Europe du sud (Grèce, Italie, Portugal, Espagne) et de l’Irlande (plus communément appelés les GIIPS) dans un contexte de forte volatilité des taux nous a conduits à adapter dès la fin de l’été la stratégie de gestion financière du fonds en euros.
En effet, face à la hausse des taux des dettes souveraines des pays GIIPS et au risque de contagion de la crise aux autres pays, nous avons réduit significativement notre exposition à ces pays ; ce qui nous a permis de diminuer notre risque.
Nous avons également profité d’un contexte de taux historiquement bas pour procéder à des cessions sur les titres des pays de l’Europe du Nord, qui nous ont permis de dégager des plus-values. Au cours du second semestre, la part des emprunts des pays GIIPS a été réduite pour passer de 7,7% à 3,5% décembre 2011. Assurances Banque Populaire Vie a par ailleurs mené sur cette période une politique de prévention du risque de remontée des taux longs, en achetant des protections financières dans des conditions historiquement favorables, c’est-à-dire à moindre coût.
En ce qui concerne la gestion des investissements en actions, nous avons privilégié une allocation sur l’Europe et les États-Unis. En effet, l’absence de visibilité sur la situation des pays émergents (nouveaux pays industrialisés) nous a conduits à alléger la part investie en actions de ces pays et à orienter nos investissements sur l’Europe et les États-Unis. Cette stratégie s’est avérée payante dans la mesure où les marchés émergents (-20 %) ont sous-performés les marchés européens (-18,1 %) et américain (0 %).


