Accéder au site de votre Banque

Formulaire de recherche


La fiscalité

Dans quels cas la transmission dans le cadre de l’assurance vie suite à un décès est-elle exonérée de fiscalité ?

Les exonérations de fiscalité en cas de décès peuvent dépendre de :

  • la date du versement des primes et de l’âge de l’assuré lors de ce versement
  • l’identité du bénéficiaire

Exonération de fiscalité en cas de décès liée à la date du versement des primes et de l’âge de l’assuré lors de ce versement

Date d’adhésion au contratVersement avant le 13 octobre 1998Versement depuis le 13 octobre 1998
Avant les 70 ans de l’assuré Après les 70 ans de l’assuré Avant les 70 ans de l’assuré Après les 70 ans de l’assuré
Adhésion réalisée avant le 20/11/1991
Exonération totale des capitaux transmis
Application de l’article 990-I du Code général des impôts sous réserve que :
- l’adhérent soit résident français au jour de son décès ;
- ou que le bénéficiaire soit résident français au moment du décès de l’assuré et qu’il l’ait été pendant au moins six ans au cours des dix années précédant le décès.

Application d’un abattement de 152 500 € par bénéficiaire puis prélèvement forfaitaire :
- de 20 % pour la fraction des capitaux décès inférieure ou égale à 902 838 [1] euros
- de 25 % pour la fraction des capitaux décès supérieure à 902 838 euros.

L’abattement de 152 500 euros est global. Il s’apprécie en tenant compte de l’ensemble des capitaux décès taxables revenant à un même bénéficiaire au titre de chacun des contrats détenus par un même assuré (tous assureurs confondus).
Adhésion réalisée après le 20/11/1991 Exonération totale Droits de succession sur la fraction des primes versées excédant 30 500 € Application de l’article 990-I du Code général des impôts sous réserve que :
- l’adhérent soit résident français au jour de son décès ;
- ou que le bénéficiaire soit résident français au moment du décès de l’assuré et qu’il l’ait été pendant au moins six ans au cours des dix années précédant le décès.

Application d’un abattement de 152 500 € par bénéficiaire puis prélèvement forfaitaire :
- de 20 % pour la fraction des capitaux décès inférieure ou égale à 902 838 [1] euros
- de 25 % pour la fraction des capitaux décès supérieure à 902 838 euros.

L’abattement de 152 500 euros est global. Il s’apprécie en tenant compte de l’ensemble des capitaux décès taxables revenant à un même bénéficiaire au titre de chacun des contrats détenus par un même assuré (tous assureurs confondus).
Application de l’article 757 B du Code général des impôts

Application des droits de succession (selon le degré de parenté entre l’assuré et le bénéficiaire) à la fraction de primes versées excédant 30 500 euros

Cette limite de 30 500 euros est globale. Elle s’apprécie en tenant compte de l’ensemble des primes versées après le 70e anniversaire de l’assuré de tous les contrats d’assurance vie, rachetables ou non, conclus sur la tête d’un même assuré, quel que soit le nombre de bénéficiaires.
Quelle que soit la date d’adhésion Contributions sociales au taux de 13,5 % appliquées au montant des plus-values et intérêts constatés lors de la connaissance du décès, s’ils n’ont pas déjà été soumis à ces prélèvements au cours du contrat (hors PEP Assurance).

Le prélèvement est effectué à la source par l’assureur, sans abattement.

N.B. : La fiscalité exposée au titre de l’article 990 I du Code général des impôts est celle en vigueur pour les décès survenus à compter du 31 juillet 2011. Elle est issue de la 1re loi de finances rectificative pour 2011. Vous pouvez consulter les modifications apportées par cette loi ici

Le bénéficiaire n’est pas assujetti au prélèvement forfaitaire ni aux droits de succession, lorsque l’assuré est décédé après le 22 août 2007 et que le bénéficiaire est :

  • le conjoint survivant ou le partenaire lié au défunt par un pacte civil de solidarité ;
  • le frère ou la sœur du défunt :
    • célibataire, veuf, divorcé ou séparé de corps,
    • âgé de plus de 50 ans ou atteint d’une infirmité au moment de l’ouverture de la succession
    • et qui a été domicilié chez le défunt au moins 5 ans avant le décès.

[1] Montant, pour 2012, déterminé à partir de la limite inférieure de l’avant-dernière tranche du barème des droits de mutation à titre gratuit pour l’année 2012.

Dernière mise à jour le : 2 février 2012

Parole d'experts

Quel est l'intérêt fiscal du démembrement de la clause bénéficiaire ?

Par Anne Girod

Directeur du département Juridique et Fiscal - Natixis Assurances

+ de vidéos

La lettre du fonds en euros

Le contexte économique actuel peut vous amener en toute légitimité à vous poser des questions sur le fonds en euros d’Assurances Banque Populaire Vie…Nous vous répondons en toute transparence.